Marianne Goffard est historienne de l’art de formation.
Après avoir travaillé dans les assurances spécialisées en œuvres d’art, elle s’est consacrée pendant plusieurs années à sa vie de famille.
C’est dans un moment de bouleversement personnel —l’annonce de la maladie d’Alzheimer de sa mère — que sa pratique artistique est née, il y a maintenant plus de dix ans.
Autodidacte, elle développe un travail à la frontière du contrôle et du lâcher-prise, en expérimentant encres, résines et supports variés (toile, bois).
Le dibond, sur lequel elle travaille aujourd’hui, lui permet de jouer avec les réactions imprévisibles de la matière : couleurs, fusions, vibrations. La forme ronde, récurrente dans ses œuvres,
symbolise pour elle la mémoire cyclique, les traces invisibles, les boucles du souvenir.
Ses compositions abstraites évoquent des univers oniriques et flottants — entre île, mer intérieure, ciel d’orage ou de printemps. Chaque œuvre invite à la dérive visuelle, à la rêverie.
L’artiste parle de son travail comme d’un archipel de rêves éveillés, où chacun est libre de projeter son propre récit.
Marianne Goffard, historiadora de l’art, viu entre Bèlgica (Waterloo) i Catalunya (Pals). Ha desenvolupat la seva pràctica artística com a autodidacta durant més de deu anys.
En la seva obra, a la frontera entre el control i el deixar anar, experimenta amb tintes, resines i diversos suports (tela, fusta).
El tondo, sobre el qual treballa actualment, li permet jugar amb les reaccions imprevisibles del material: colors, fusions, vibracions.
La forma rodona, recurrent en les seves obres, simbolitza per a
ella la memòria cíclica, els rastres invisibles, els bucles de la memòria.
Les seves composicions abstractes evoquen mons onírics i flotants, entre illes, mars interiors, cels tempestuosos i primavera.
Cada obra convida a la deriva visual i a l’ensomniació. L’artista descriu la seva obra com un arxipèlag de somnis desperts, on tothom és lliure de projectar la seva pròpia narrativa.
